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Le 16 mars 2026, à Miribel, des agents communaux se sont mobilisés devant la mairie pour exprimer leur ras-le-bol face à la dégradation de leurs conditions de travail.
À travers ce rassemblement, ils ont voulu alerter sur une situation devenue difficilement supportable. Les messages affichés sur les pancartes disent tout du malaise ressenti sur le terrain : « Manque d’effectifs ! », « On ne peut plus tenir », « Remplacez ! On est à bout ! », « École / crèche, même combat ».
Les agents dénoncent une accumulation de difficultés concrètes : manque d’effectifs, remplacements insuffisants, surcharge de travail, fatigue croissante, dégradation des conditions de travail, mais aussi absence de reconnaissance réelle du travail accompli. Une autre pancarte résumait clairement ce sentiment : « Nos efforts méritent d’être vus, pas ignorés », « On mérite d’être vus et entendus », « Reconnaissez notre travail ».
La mobilisation a également mis en lumière les conséquences directes du sous-effectif sur l’organisation des services. Les agents ont notamment pointé le fait que, sans remplacement, les taux d’encadrement ne sont plus respectés, en particulier dans les écoles et les crèches. Ils dénoncent un dispositif jugé insuffisant, avec un pool de remplacement ne permettant pas de couvrir correctement les absences. Cette réalité pèse directement sur les équipes en poste, qui doivent compenser au quotidien, au détriment de leur santé et de la qualité du service public.
Les pancartes ont aussi exprimé une inquiétude forte sur la santé au travail : « La santé au travail, pas la surcharge », « Stop à l’épuisement silencieux ». Ces mots traduisent une souffrance qui ne peut plus être ignorée. Quand les arrêts se multiplient, quand les mi-temps thérapeutiques se développent, quand les agents alertent sur leur épuisement, la collectivité doit entendre qu’il ne s’agit pas d’un malaise passager, mais d’un signal d’alarme sérieux.
La question de la sécurité et des conditions concrètes d’exercice a également été posée, avec une exigence simple et légitime : des lieux de travail sûrs, pas des conditions dégradées ni anxiogènes. À cela s’ajoutent les attentes des agents sur la reconnaissance de leur engagement, notamment à travers le CIA, les conditions de travail et les équipements de protection individuelle, qui doivent être adaptés, suffisants et réellement à la hauteur des missions exercées.
Enfin, plusieurs messages ont rappelé l’importance du respect du dialogue social et des règles collectives applicables. Les agents demandent que les sujets touchant à l’organisation du travail, aux conditions de travail et aux obligations de la collectivité soient examinés sérieusement dans les instances compétentes, avant toute mise en œuvre.
Quand les agents se mobilisent, ce n’est jamais par confort. C’est parce qu’ils n’en peuvent plus d’assurer toujours plus avec toujours moins. C’est parce qu’ils refusent que la qualité du service public repose uniquement sur leur conscience professionnelle, leur dévouement et leur capacité à tenir malgré l’épuisement.
Le groupement départemenatl FO des services publics et le syndicat FO des territoriaux de l'Ain apportent tout son soutien aux agents mobilisés. Leurs revendications sont légitimes. Il est urgent que des réponses concrètes soient apportées sur les effectifs, les remplacements, la charge de travail, la santé au travail, les équipements, la reconnaissance professionnelle et le respect du dialogue social.
On ne protège pas le service public en épuisant celles et ceux qui le font vivre au quotidien. Il est temps d’entendre la colère des agents et d’y répondre par des mesures réelles, durables et respectueuses des personnels.
FO continuera à défendre les agents, leurs droits, leur santé et la nécessité d’un service public local de qualité.
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